La Pédagogie de saint Augustin. Ceux-ci sont pardonnés par le baptême. 2.114-115, Rebillard: -, Gryson: -, Hombert: -. 21Les sermons citant Jean 6,44 sont le plus souvent datés de l’époque de la controverse pélagienne. Dans notre analyse de la « première » utilisation de ce verset, nous avons aussi noté, cependant, qu’Augustin met quelquefois l’accent sur l’expression « credentibus in eum », en utilisant le verset principalement pour indiquer qu’il relève de notre responsabilité de tenir une fides correcte, afin que Dieu puisse nous transformer. 18 Augustin, s. 360B.20. 46 Augustin, c. ep. L’Epistula 147 (413) indique clairement que la personne humaine ne voit Dieu en tant que Dieu que dans l’au-delà – et non pas pendant la vie terrestre. Augustin réfute les doctrines pélagiennes, mais sans nommer Pélage, qu'il veut ménager. Néanmoins, ceux qui montent à bord ne devraient pas se l’attribuer à eux-mêmes (arrogere). 4,5)24. Sección de Teología y Filosofía, 189], (Barcelona, 1991), 383-385. Ce trahere est : « non necessitas, sed uoluptas, non obligatio, sed delectatio […] »65. 17Jean 1,12 paraît être réparti proportionnellement dans la totalité de l’œuvre augustinienne. : A Case Study of Augustine’s Doctrine of Grace », Sancti Aurelii Augustini. Il se demande alors sur quel péché le Saint-Esprit portera un jugement à son avènement, en gardant à l’esprit que le Christ avait annoncé en Jean 16,8 : « arguet mundum de peccato, et de iustitia, et de iudicio ? Augustin conclut donc que l’homme a reçu la foi de Dieu : outre cette potestas, le croyant reçoit également la persévérance dans cette foi. Goulven Madec) (Paris, 1996), 217-245. Augustin, ep. 4,7 (« Quid enim habes, quod non accepisti ? La main droite fait allusion à Job 1,11. Allan D. Fitzgerald) (Grand Rapids MI/Cambridge, 1999), 773-792. 20 Rebillard : après 410, Gryson : le dimanche après la Pentecôte, après 410, Hombert : -. Il s’agit toutefois d’une continuité en développement. Formulé différemment, il s’agit d’une apparition précoce de la pensée d’Augustin selon laquelle l’initium fidei et la perseuerantia fidei sont deux expressions de la grâce de Dieu. Retrouvez toutes les phrases célèbres de Saint Augustin D'Hippone parmi une sélection de + de 100 000 citations célèbres provenant d'ouvrages, d'interviews ou de discours. Aspects pastoraux et spéculatifs », Revue de l’histoire des religions [En ligne], 1 | 2014, mis en ligne le 01 mars 2017, consulté le 30 décembre 2020. Augustin déclare donc que le salut dépend de la présence ou de l’absence de la foi en Jésus-Christ33. Seul un petit nombre de références précède la controverse, et certaines de ces références ne traitent pas de la fides49. Augustin cite Jean 6,44, à ce moment, concluant que la foi – en laquelle nous croyons et à travers laquelle l’âme est ramenée à la vie après la mort du cœur – nous est accordée par Dieu. Anthony Dupont, « La doctrine de la grâce de saint Augustin. Si ceci était le cas, alors la grâce serait méritée. La construction de la basilique Saint-Augustin a commencé en 1881 et s'est achevée en 1900. 10 Rebillard : -, Gryson : -, Hombert : -. 15.33.) 20,8-9 sont situées aussi dans ce contexte : « Cum enim rex iustus sederit in throno, quis gloriabitur castum se habere cor ? 4,7, il exprime alors sa conviction que les personnes humaines ne peuvent pas venir à Dieu de leur propre chef. Le Saint-Esprit vient et jugera selon le péché d’incroyance. Guistave Combes. On admet généralement qu’Augustin ne s’est pas privé d’évoquer des sujets théologiques complexes dans ses sermons ; néanmoins, on doit se demander si cela vaut également pour la question de la grâce3. Cf. La gratia divine est à l’initiative de la foi humaine. Alexandre Olivar, La Predicación Cristiana Antigua, [Biblioteca Herder. Dieu conduit les personnes humaines au choix de la foi et les aide à vivre la vie d’un croyant. 57 Augustin, ep. 5.0 out of 5 stars On Christian Doctrine. Additional Physical Format: Online version: Combes, Gustave, b. Crede, et uenis ; ama, et traheris. Aspects pastoraux et spéculatifs », Revue de l’histoire des religions [En ligne], 1 | 2014, mis en ligne le 01 mars 2017, consulté le 19 avril 2019. (4) And in what I said as to St. Ambrose having, by his Among Augustine's most important works are The City of God, De doctrina Christiana, and Confessions. Augustin déclare explicitement que la iustitia n’est pas le résultat du libre arbitre humain et que tout est reçu de Dieu. Ce sont des enfants de Dieu dans la mesure où cette potestas leur a été accordée par Dieu parce qu’ils L’ont accepté et fait, pour ainsi dire, le choix de Le recevoir. Quia nemo, inquit, uenit ad me, nisi Pater qui misit me, traxerit eum [Jean 6,44] » [PL 44 :972/19-25]. interpretation of Scripture, the last giving directions as to the mode of making known our interpretation. [CSEL 60 :428/10-16]. For Augustine, the evil of sexual immorality was not in the sexual act itself, but in the emotions that typically accompany it. Quia ueni, reficit me. L’étude de Jean 1,12 a illustré le fait qu’Augustin avait examiné la question de la grâce bien avant 411/412, mais que l’accent spécifique mis sur la foi comme grâce liée à cette péricope survient seulement après le début de la controverse pélagienne. Augustin, s. 143.3 : Paul a prêché le Saint-Esprit dans une ivresse sacrée (dans la lignée des prophètes et de tous les prédicateurs) et dépend donc de Dieu pour prêcher. Le reste du traité est encore plus explicite en la matière. - 2 (1997) Paris : Institut d'études augustiniennes , 1997 Augustine De doctrina Christiana (1995) Oxford : Clarendon press , 1995 De doctrina christiana. Adhuc in uia sumus. Ceci se passe par l’intermédiaire de l’adoption, par le don gratuit de Dieu, et non par nature (à l’exception du Christ). Cette foi est facilitée dans une certaine mesure par le fait que (beaucoup des) les anciennes promesses ont déjà été réalisées et que seules quelques-unes demeurent. Le Sermo 97A (non daté)22 cite Jean 1,12, mais seulement en partie : « dedit eis potestatem filios Dei fieri », dans un appel adressé aux catéchumènes pour les exhorter au baptême, afin qu’ils viennent à la grâce, et reçoivent la potestas dont il est question dans le verset johannique. De peccato quidem, quia non crediderunt in me : de iustitia uero, quia ad Patrem uado, et iam non uidebitis me : de iudicio autem, quia princeps huius mundi iudicatus est ». 16Julien d’Éclane renvoie à l’usage par Augustin de Jean 1,12 dans le Contra duas epistulas Pelagianorum 1,5 (cf. Ps. Pel. Michele Pellegrino, « General Introduction », Sermons I (1-19). Noli te cogitare inuitum trahi ; trahitur animus et amore. La majorité des citations de Prov. Dans le reste du sermon, Augustin attire l’attention sur le fait que nous avons reçu la iustitia de Dieu comme gratia et que Dieu œuvre en nous. Quomodo uenisti? 31 « Ego ueritatem dico uobis, expedit uobis ut ego uadam. Read more. Nous le fêtons cette semaine, ainsi que sa mère, sainte Monique. 194.12. Gert Partoens, « Sermones », Augustinus Handbuch (ed. En d’autres termes, il insiste sur l’idée que la foi est un don et que cette compréhension devrait nous inciter à l’humilité et à la gratitude76. 65 (390/391). interpretation of the Sacred Scriptures, according to the analogy of faith.The first three books were written A. D. 397; the fourth was added 426. “Ecce” inquis “ueni ad illum arbitrio meo, uoluntate mea. Pierre a ainsi été attiré (adtractio) par l’intermédiaire de ladite révélation (reuelatio). 2.114-115, Rebillard: -, Gryson: -, Hombert: -. eu. 50 Augustin, en. 28Jean 6,44 est clairement un topos anti-pélagien, car il ne semble pas apparaître d’une manière significative avant la controverse. Jean 20,28-29), mais avec des esprits purifiés – sous la forme en laquelle il est l’égal du Père (et pas, par conséquent, sous sa forme incarnée). ii., chap. S. Augustin met ses connaissances au service de la doctrine de la vérité, de la théologie au sens propre qui est la connaissance du Dieu un et trine (trinitaire). Champion de l’introspection, Augustin médite sur « les palais de la mémoire ». 32 Anthony Dupont, « The Relation between Pagani, Gentes and Infideles in Augustine’s Sermones ad Populum: A Case Study of Augustine’s Doctrine of Grace », Aug(L) 58/1-2 (2008), 95-126. Il va sans dire que ce thème ne disparaît pas avec le début de la controverse pélagienne. supra). 6 Augustin, s. dom. En faisant allusion à la main dans Job 1,11, Augustin argue dans son commentaire sur Ps. Dans le Sermo 121.3-4 (404-410)13, il souligne la distinction entre les gentes et les Juifs en faisant valoir que seuls les premiers ont reçu la grâce à cause de leur foi. 5Augustin utilise Jean 1,12 dans des contextes variés. — La doctrine politique de saint Augustin. iust 15.33) a la signification suivante : « L’heure du jugement sera celle de l’ultime décision : se glorifier en Dieu ou en soi-même ; se glorifier de sa propre justice, en s’affirmant sans péché, ou « se glorifier dans la miséricorde » […] ». En combinant l’idée que le uenire signifie credere et que ce uenire nous est donné, il est donc possible pour le public d’Augustin de conclure de son homélie que la foi vient du Seigneur, bien que le prédicateur ne le dise pas explicitement69. 120,5), signifie être « fils et fille » de Dieu : l’homme a reçu cette potestas de Dieu comme un don – et ici Augustin cite Jean 1,12. Ce n’est que dans la mesure où les fidèles conservent leur foi dans le Christ – par lequel ils deviennent les enfants de Dieu, et les cohéritiers de Christ par l’adoption (en ligne avec Jean 1,12 : « dedit illis potestatem filios Dei fieri, credentibus in eum ») – qu’ils ne pèchent pas. A digital resources portal for the humanities and social sciences. Sur la « glorification céleste en Dieu » dans Augustin, et plus précisément sur « se glorifier dans l’ultime miséricorde de Dieu », Hombert indique que le s. 143.2 (ensemble avec perf. in m. 1.78. Voir aussi : Augustin, c. Faust. 77 J’adresse mes remerciements à M. Pierre Descotes (Université Paris IV Sorbonne) pour ses précieuses remarques de lecture. L’accent mis sur la responsabilité humaine disparaît avec le début de la controverse pélagienne, après quoi l’attention se concentre presque exclusivement sur le segment précédent du verset, « dedit illis potestam filios Dei fieri ». 27 Augustin, en. An Encyclopedia. Selon Augustin, le meilleur exemple en est l’incroyance des Juifs32. His qui credunt in nomine eius [Jean 1,12] ». 14Dès les débuts de la controverse pélagienne, il est fait allusion au verset en question dans le contexte de la gratia, bien que le lien entre la fides et la gratia ne soit pas toujours établi.