De fait, l’action de l’Etat est-elle en adéquation avec cette fonction ? Watch Queue Queue Cela signifie également que ma liberté n’est jamais une liberté absolue. Loin d’être un obstacle à ma liberté, l’Etat réalise ma liberté : il me permet de maintenir mon individualité subjective tout en étant conforme à la raison. Sans Etat, quelles seraient les relations entre les hommes ? Et de quelle liberté parle-t-on…. Selon les mots de Kant, « le droit et la faculté de contraindre sont une seule et même chose » (Doctrine du droit, Introduction, §D). Chez Hegel, tout ce que je suis, je le dois à l’Etat : « tout », c’est-à-dire à la fois mon individualité et ma sociabilité, à la fois ma vie intime et bourgeoise et ma vie sociale et politique, toutes deux pacifiées par mon adhésion à l’Etat. Aussi, il n’est pas un instant où les deux religions principales de notre pays ne se soient l’objet d’insultes, de sarcasmes, de dénigrement avec tous les moyens de médias entièrement acquises à ce combat. C’est là le rôle et le pouvoir de l’Etat. Tout homme est « naturellement majeur » : nous avons tous, par nature, la capacité, la faculté ou le potentiel pour construire notre propre pensée et pour agir selon nos propres lois. 2020 La philosophie de Marquise. a. Sens général du mot « loi » La loi renvoie de façon générale à un principe ayant une valeur universelle. Or, quelle forme prendrait cette liberté qui précèderait l’Etat ? En régnant, non pas par la crainte, mais par une attention bienveillante et par une intrusion dans la sphère de l’individu, l’Etat dissout la liberté individuelle. Autrement dit, pas de liberté sans droit, et pas de droit sans contrainte, c’est-à-dire sans Etat pour faire appliquer le droit. Nous avons besoin d’un Etat qui nous représente, c’est-à-dire qui fait à notre place ce que nous ne sommes pas capables de faire par nous-mêmes, afin de profiter de notre liberté comprise comme jouissance dans la sphère privée. En effet, lorsque je me dessaisi de ma liberté naturelle, lorsque je donne mon pouvoir à l’Etat, je ne renonce pas vraiment à ma liberté. En réalité, en transférant mon pouvoir à l’Etat, je l’autorise à gouverner à ma place. 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. « La fin de l’Etat est donc en réalité la liberté » (Spinoza, Traité théologico-politique, XX). En dehors de l’Etat, il n’y a que des libertés naturelles qui conduisent à une menace permanente d’hostilité, à un état de guerre où la seule protection de l’individu est sa propre force. Il peut être totalitaire et tendre à diriger toutes les activités de la société. Autoriser l’Etat à parler « à ma place », cela ne suffit pas à ma liberté si je n’ai pas mon mot à dire. La liberté est d’abord un sentiment immédiat : être libre, pour moi, cela signifie pouvoir faire ce que je veux. En même temps, être législateur, est-ce vraiment se sentir libre ? Une personne autonome est une personne dont la volonté ne se détermine qu’en vertu de sa propre loi. Dans Qu’est-ce que les Lumières ?, Kant définit la liberté par l’autonomie. Si l’Etat me contraint, au besoin par la violence, à respecter ces lois, et si être libre c’est agir ou ne pas agir sans que rien ni personnes ne me contraigne à l’un ou à l’autre, alors l’Etat apparait inévitablement comme un obstacle à ma liberté. Mais le citoyen est celui qui délègue, qui donne le droit à l’Etat-acteur de le commander. L’Etat est le degré supérieur de l’éthicité : il lie les citoyens, construits les institutions, garantit la réciprocité des droits et des devoirs et la reconnaissance des individus comme sujets de droit. Il peut se représenter l’avenir et voir que son intérêt à long terme est de faire abstraction de ses intérêts immédiats. Car en effet, comment concilier l’autonomie du citoyen (son droit de n’obéir qu’à sa propre loi) avec l’exigence d’une cohabitation des libertés ? D'abord elle Selon son droit naturel, l’homme a tous les droits et sa liberté est illimitée : il est libre de faire tout ce qu’il peut faire, tout ce qu’il considère être bon pour persévérer dans son être. ... chose inconcevable pour les fondamentalistes de la laïcité. Or, s’il n’y a aucune adéquation entre la volonté du citoyen représenté et les lois de l’Etat qui le représentent, l’Etat n’est-il pas un obstacle à ma liberté ? L'IGNORANCE EST - ELLE UN OBSTACLE A LA LIBERTE ? L'Etat est-il un obstacle à la liberté? Etre libre, c’est avant tout obéir à sa propre loi. L’Etat est notre représentant : il parle et agit en notre nom. aucun obstacle? Il ne va pas sans une puissance de contrainte, c’est-à-dire sans un pouvoir de sanction. Mais alors, si la liberté est une absence de contrainte et que l’état en instaurant des lois, instaure des contrainte, il est … Mais c’est bien l’individu qui fait l’Etat. Nous sommes censés agir indirectement à travers lui. Enregistrer mon nom, mon e-mail et mon site web dans le navigateur pour mon prochain commentaire. La lutte contre la peste aura finalement permis aux citoyens d’Oran de rompre le cercle de l’aliénation qui a caractérisé leur existence, et de donner un nouveau sens à leur vie. Mon intérêt particulier ne s’efface pas derrière l’intérêt général, car ma liberté n’existe que dans l’intersubjectivité ; mais l’intérêt général ne s’efface pas non plus derrière mon individualisme, car ma liberté est au service de l’unité sociale. Soit la souveraineté est détenue par un seul (Etat monarchique) ; soit par un groupe de citoyens (Etat aristocratique) ; soit par tous les citoyens (Etat démocratique). Prométhée, lui, est ce héros qui aima assez les hommes pour leur donner en même temps le feu et la liberté, les techniques et les arts. L’existence de lois est-elle un obstacle à la liberté. Le représentant ne dispose pas d’un mandat dont il aurait à rendre compte : l’Etat est le seul dépositaire du pouvoir législatif. Au contraire, pour Hobbes, l’Etat-acteur ne joue pas le texte du citoyen-auteur. N’est-ce pas l’Etat qui permet précisément de concilier ma liberté privée et ma liberté politique, c’est-à-dire de concilier l’intérêt général et l’intérêt particulier ? Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Le devoir est-il est un obstacle à la liberté ? Le capitalisme est donc un obstacle à la liberté selon la vision du film Into the wild. L’Etat, en tant que pouvoir supérieur de contrainte, garantit le droit indirect de contrainte de tout citoyen à l’égard de celui qui pourrait léser ses droits. L'humanité, aujourd'hui, n'a besoin et ne se soucie que de techniques. En effet, l’Etat est la condition de possibilité d’un état de droit ; état de droit qui est la condition de possibilité de ma liberté. XVI). Notions liées : Liste des notions (chapitre fusionné avec la Société et l'Etat - S). Comment concilier mon intérêt particulier avec l’intérêt général ? En ce sens, l’Etat est donc plutôt la condition de possibilité d’une liberté réelle, une liberté sociale et politique. Une liberté de pensée ou une liberté d’action ; une liberté politique ou une liberté privée ; une liberté personnelle ou une liberté collective ; une liberté absolue ou relative ; une liberté naturelle ou artificielle ? C’est l’Etat qui réalise une liberté mienne, une liberté vivante, en conciliant mon intérêt particulier avec l’intérêt général. Il n’y a aucun mandat impératif : l’Etat n’a aucun programme à respecter, ni aucune volonté à re-présenter. Chacun est contraint de prendre en compte le bien des autres. Lorsqu’on en cherche un sens plus philosophique, la liberté apparait comme le fondement même de la responsabilité, du devoir et de la morale. Les champs obligatoires sont indiqués avec *. C'est la manière de se projeter vers lui qui va constituer tel élément comme un obstacle ou un auxiliaire de la liberté. À première vue, l’État ne serait qu’un garant de nos libertés. Il a le devoir de choisir la loi indépendamment de son bonheur privé et de son intérêt personnel. Autrement dit, si l’Etat est un obstacle à ma liberté, cet obstacle est rationnellement consenti et librement choisi. La société civile réalise la liberté en développant une forme de solidarité et d’habileté pratique par le travail et par l’échange. En autorisant le souverain, nous considérons comme nôtres toutes les actions qu’il effectue en notre nom. C’est l’arbitre de l’acteur qui décide. L’État (L - ES - S) ............................................................................................. 27 L’existence et l’essence de l’Etat dépend de mon autorisation : j’ai autorisé l’Etat à gouverner en mon nom. En réalité, si l’autonomie du citoyen est compatible avec la paix sociale, c’est parce qu’elle n’est qu’une autonomie raisonnable ou morale. L’Etat produit de la liberté lorsqu’il produit de l’obligation et non plus seulement de la contrainte. Mais le fait est que le chemin de la vie est semé d’embûches et qu’une liberté que l’on définit par l’absence d’obstacle est soit difficile, soit impossible. Pour être vraiment libre, il ne suffit pas que le citoyen autorise l’Etat à faire les lois ; encore faut-il que le citoyen autorise chacune des lois, qu’il ait un droit de regard et de critique sur les lois, qu’il puisse contrôler les lois de l’Etat et exiger de lui certains devoirs. Certes, je suis libre parce que j’institue le représentant, parce que je suis l’auteur de l’Etat auquel j’obéis. Ne rien faire sans la présence d'un "juriste", sous peine d'être sanctionné pour infraction à une loi dont vous n'avez jamais entendu parler ! Le représentant ne fait que parler en mon nom, il ne retranscrit pas ma volonté ; il ne re-présente pas, sur le mode de la copie, mon vouloir. 14. Les membres ont attribué la note suivante en moyenne : Pas de note attribuée pour le moment. Le fait de recourir à la justice de l’État quand on sent que nos libertés ne sont pas respectées le prouve ainsi. Je suis libre quand je fais moi-même les lois, quand je donne mon consentement aux lois. Autui étant la représentation matérielle de la contrainte morale il apparaît dans certains cas comme un obstacle par rapport à ma liberté. 2) Avec une majuscule, un ensemble d'individus soumis à une même autorité politique, ou plus précisément cette autorité politique elle-même. XIV) comme l’entière liberté de faire ou de posséder, la liberté que chacun a d’user de son pouvoir pour préserver sa vie. Il peut y avoir autant de définitions de la vie bonne que d’individus. Politique de confidentialité - Californie (USA). Ainsi, d’un côté, l’Etat réalise une liberté sociale et intersubjective qui, loin de s’opposer aux exigences politiques, n’existent que par elles. 11. En effet, la liberté est l’ essence de l’homme, et une liberté seulement pensée ne serait pas encore une véritable liberté. L’Etat est une structure juridique, dotée d’une constitution et d’une force pour la faire respecter. Non seulement on peut affirmer à la fois que l'homme est libre et qu'il est soumis à des lois, mais la liberté ne se conçoit que dans le cadre de lois, qu'elles soient naturelles ou sociales. L’Etat n’est donc pas nécessairement un obstacle à ma liberté, à condition que je sois à l’origine de la loi ou que je n’obéisse qu’à des lois que j’estime être légitimes. Il s’agit de simuler une sorte de jugement universel : « chacun est forcé de choisir pour tous », chacun est contraint de passer en quelque sorte le test de l’échange des positions. En même temps, si ma liberté nécessite la neutralité éthique de l’Etat, le citoyen ne risque-t-il pas de devenir un simple « individu », qui se concentre essentiellement sur sa liberté particulière indépendamment du bien commun ? ne pouvoir suivre que ma volonté ; de ce point de vue, la liberté serait incompatible…. 3 Pages • 2100 Vues. Ajouté par : admin. Introduction On dit qu’une voie est libre lorsqu’elle est sans obstacle et l’on pense que l’on est soi-même libre lorsque l’on ne rencontre aucun obstacle. L’Etat doit réaliser une liberté sociale, c’est-à-dire une liberté à l’intérieur d’une cohésion sociale ou d’une coopération. Les crises sont-elles inscrites dans la … Au contraire, si l’Etat est, par accident seulement, un obstacle à ma liberté, cela veut dire qu’il peut ou qu’il doit, en droit, assurer ma liberté. Mais comme il me rappelle le devoir, la contrainte et que le devoir suppose la liberté il représente l'outil rappelant la possibilité. 1 Et, quoi qu’il décide, nous devons continuer de lui obéir. Être libre est-ce ne rencontrer aucun obstacle ? Or, se faire représenter, ce n’est pas exactement se soumettre. Le ressort de l'Etat, le fondement du pouvoir, est l'angoisse sécuritaire. 2010 Idéalement, son but est d’assurer notre liberté. L’éthicité désigne une liberté non pas seulement théorique, non plus seulement conceptuelle ; mais une liberté effective, vivante, une expérience réelle de liberté. L’Etat doit rendre possible ma liberté privée, mais il ne doit pas en être l’auteur ou le régisseur. La liberté intérieure. Voilà pourquoi, chez Hegel, l’Etat est « l’effectivité de l’idée éthique » (Principes de la philosophie du droit, § 257) : l’Etat réalise l’« éthicité », c’est lui qui donne une réalité effective à la liberté. « Ce que je nomme le roi, c’est le peuple » (Hobbes, De Cive). C’est une liberté infructueuse, car il n’y a aucune justice naturelle : l’état de nature est un état extra-juridique, où aucun pouvoir législatif ne limite ma liberté naturelle. L'État est-il l'ennemi de la liberté ? est-il pour la liberté de l'individu un obstacle ou une condition nécessaire ? La liberté que m’assure l’Etat est une liberté limitée, réglée par le droit et relative à mes devoirs. La laïcité comme obstacle à la liberté. D’abord, comment l’Etat pourrait-il réaliser ma liberté individuelle ? L’individu ne se dessaisit pas de sa liberté personnelle, mais cette liberté s’accorde avec l’intérêt général. Chez Kant, « faire sa propre loi », cela ne signifie pas légiférer « librement » selon son point de vue particulier, selon son calcul égoïste ou selon ses propres fins. Sujet : Le respect de la liberté d'autrui fait-il obstacle à ma propre liberté? Selon Hegel, l’homme peut éprouver et vivre sa liberté à travers trois sphères, c’est-à-dire aussi trois moments de l’éthicité : la famille, la société civile et l’Etat. L’État est un instrument de protection des droits individuels. Hobbes définit le droit naturel (chap. Il doit rester indifférent aux convictions et aux conceptions du bien développées par ses membres. Il est capable de calculer où est son bien. Mais on ne peut ignorer que, d’un autre côté, aucune liberté effective ne … Hobbes utilise une métaphore théâtrale pour imager cette relation : nous sommes les auteurs de ce que le représentant fait en tant qu’acteur. L’Etat n’est donc pas un obstacle à ma liberté parce qu’il est la conséquence de ma liberté.